Âge d'or, L'
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L' Âge d'or

Fr. 1930. Drame poétique de Luis Bunuel avec Lya Lys, Gaston Modot, Max Ernst. Variations surréalistes sur le thème de l'amour fou. Imagerie percutante marquée du goût de la provocation. Scénario écrit avec la participation de Salvador Dali. Enchaînements d'une logique excentrique. Nombreuses images au grand pouvoir de fascination. Style abrupt et direct. Interprétation stylisée.

Général Général

Genre : Drame poétique
Durée : 62 min.
Production : Charles de Noailles
Réalisation : Luis Bunuel
Scénario :
Photographie : Albert Duverger
Musique : Luis Bunuel
Georges Van Parys
Montage : Luis Bunuel

Variations surréalistes sur le thème de l'amour fou.

L’avis de Mediafilm

Fr. 1930. Drame poétique de Luis Bunuel avec Lya Lys, Gaston Modot, Max Ernst. Variations surréalistes sur le thème de l'amour fou. Imagerie percutante marquée du goût de la provocation. Scénario écrit avec la participation de Salvador Dali. Enchaînements d'une logique excentrique. Nombreuses images au grand pouvoir de fascination. Style abrupt et direct. Interprétation stylisée.

Revue de presse

Au-delà de l'amour

Ce qui rendait L'ÂGE D'OR à nos yeux si vivant, et ce qui en fait aujourd'hui encore son actualité, c'est en réalité le contraire de ce qu'on y trouve d'habitude: le fait qu'il ne chante pas la victoire du désir sur le réel, mais bien son heurt contre celui-ci, et les conflits de l'homme et du monde en général. Au-delà de l'amour, le film a au fond pour "sujet" - pour thème central - la réalité vue toute entière comme un obstacle, une gadoue (...) encombrante où on ne cesse de s'empêtrer, de s'enfoncer et de se prendre.

(Texte paru en 1981)

Ce Limpide Objet de scandale

On peut dire que L'ÂGE D'OR est un frère cinématographique de L'AMOUR FOU d'André Breton, en ce qu'il est un hymne à la violence subversive du Désir, force antisociale, antimorale, antireligieuse, aux yeux des surréalistes, seul authentique ferment révolutionnaire.

(Texte paru en 1981)

Une Oeuvre irrécupérable

Le CHIEN ANDALOU, premier fruit de l'association Dali-Bunuel, avait  déjà fait scandale, mais il s'agissait d'un scandale voulu, provoqué par les auteurs eux-mêmes, selon une méthode très chère aux surréalistes. De sorte que se mêlèrent au concert de l'indignation les bravos non souhaités des snobs. Instruit par l'exprérience, Bunuel fit de L'ÂGE D'OR une oeuvre irrécupérable.

(Texte paru en 1981)

Limpide et serein

Ses images continuent de brûler et de nous brûler parce qu'elles ne sont pas symboliques, parce qu'elles ne s'encombrent pas de l'attirail qui désigne le poétique aux esprits frivoles ou conformistes. De L'ÂGE D'OR à CET OBSCUR OBJET DU DÉSIR, l'oeuvre de Bunuel suit un trajet limpide et serein, l'inspiration du septuagénaire ayant gardé la force (...) de celle du jeune homme s'imposant (...) avec l'autorité qu'on ne décèle généralement que dans les chefs-d'oeuvre de la maturité.

(Texte paru en 1981)

Qui oserait ?

L'ÂGE D'OR exprime donc, objective littéralement des affects violents, mais fort simples. C'est cette simplicité qui fait la fraicheur du film. Certes, on peut juger un tantinet datée la charge contre toutes ces figures très Troisième République d'académiciens, de ministres barbichus, de policiers en melon et autres borniols. Mais aujourd'hui, qui ose cracher sur quoi que ce soit?

(Texte paru en 1981)

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Rus. 2016. Drame de Andrei Konchalovsky avec Julia Vysotskaya, Christian Clauss, Philippe Duquesne. Classement: Général (déconseillé aux jeunes enfants).


En 1942, dans un camp de concentration, les destins entrecroisés d'une aristocrate russe qui s'est jointe à la Résistance, d'un Français qui sympathise avec l'ennemi et d'un officier SS, héritier déchu d'une famille de la noblesse allemande.

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