Faux Tatouages, Les
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Les Faux Tatouages

Can. 2017. Drame sentimental de Pascal Plante avec Anthony Therrien, Rose-Marie Perreault, Lysandre Nadeau. Alors qu'il s'apprête à quitter Montréal, un garçon désoeuvré et mal dans sa peau entame, le soir de ses 18 ans, une idylle avec une fille décomplexée. Portrait délicat de la génération des milléniaux. Récit simple progressant par fines allusions. Réalisation dépouillée mais vivante, constituée de longs plans. A. Therrien sobre. R.-M. Perreault lumineuse. (sortie en salle: 16 février 2018)

13 ans + 13 ans +

Genre : Drame sentimental
Durée : 87 min.
Production : Katerine Lefrançois
Réalisation : Pascal Plante
Scénario :
Photographie : Vincent Allard
Musique : Dominique Plante
Montage : Pascal Plante

Seul pour fêter ses dix-huit ans, Theo s'enivre de bière et de musique durant un concert punk au Métropolis. À la sortie, il se fait aborder par Marguerite, dite Mag, qui a remarqué ses faux tatouages. Le premier contact entre les deux jeunes milléniaux est laborieux. Renfrogné, mal dans sa peau, Théo répond à peine à Mag qui, seule elle aussi, semble vouloir faire plus ample connaissance. Gagné par la gentillesse et le non-conformisme de la jeune fille, Théo se décoince et finit la nuit dans son lit. Bien qu'il s'apprête à quitter Montréal pour aller vivre à La Pocatière avec sa soeur aînée, le jeune homme entame une idylle avec cette fille décomplexée qui partage ses goûts musicaux, en lui taisant cependant le motif réel de son départ pour le Bas-Saint-Laurent.

L’avis de Mediafilm

Dans ce premier long métrage, Pascal Plante brosse un portrait délicat de la génération des milléniaux, au fil d'un récit tout simple qui progresse par fines allusions. Privilégiant les longs plans, la réalisation dépouillée est en phase avec le naturel des protagonistes, campés par un sobre Anthony Therrien (CORBO) et une lumineuse Rose-Marie Perreault.

Revue de presse

La mélodie de la rédemption

"D’une manière subtile, il est question de culpabilité, et de pardon, dans ce drame qui se donne parfois les allures d’une légère romance de fin d’été, une histoire d’un soir s’étirant à coups d’instants euphoriques ou de rendez-vous manqués."

L'envie d'aimer

"La réussite des FAUX TATOUAGES tient à cette approche à la fois franche et délicate, de même qu'à des dialogues empreints d'authenticité. Elle tient aussi, surtout, à la présence des deux interprètes, particulièrement Rose-Marie Perreault. L'actrice, qui trouve ici son premier grand rôle, incarne un personnage qui s'impose par son attitude, sa personnalité, son refus du drame. Une révélation, en somme."

Critique

"Malgré le poids du passé que semble porter chacun des personnages (particulièrement celui de Théo), le réalisateur fait le choix judicieux de ne pas s’y attarder."

Sèche tes pleurs

"Il faut assurément un solide scénariste/dialoguiste ainsi que d’excellents acteurs pour rendre le tout captivant. Heureusement, c’est le cas de Pascal Plante (qui signe aussi la réalisation et  le montage du film), qui développe adroitement ses personnages en leur prêtant des répliques inspirées, et de ses comédiens, Anthony Therrien et Rose-Marie Perreault, tous deux très naturels et spontanés, avec une chimie palpable entre eux."

Sèche tes pleurs

"Succession de (parfois très) long plans, la mise-en-scène subtilement ambitieuse bien que jamais tape-à-l’œil de Plante épouse le réalisme de son scénario."

Commentaires

06 mars 2018, 12:20:22

Après plusieurs courts-métrages remplis de promesses, le cinéaste québécois Pascal Plante nous livre une histoire d’amour exaltante avec Les Faux Tatouages, son premier film. Théo fête son 18ème anniversaire d’une manière assez crue: il file s’acheter de la bière dans un dépanneur, cale le tout dans une ruelle, avant d’assister à un concert punk tout seul. À la fin du spectacle, Théo rencontre Mag, une jeune fille qui a aussi assisté au spectacle sans ami. Ils passeront la soirée ensemble pour finalement se rappeler, avant de développer une relation d’amour dotée d’une date d’expiration; Théo déménageant bientôt au loin. Ce film est d’un réalisme déstabilisant. Tellement que par moments, on croit suivre un vrai couple d’adolescents dans un documentaire. Mais non, c’est bien de la fiction. Le long-métrage parvient à être aussi comique que touchant. Tout ça, c’est grâce à la finesse du scénario écrit par Pascal Plante et au talent des deux acteurs, Anthony Therrien (Corbo, Le Torrent) et Rose-Marie Perreault (Les Démons). Ces deux derniers s’approprient les personnages d’une manière puissante. Ils les rendent aimables, attachants, réels. Ainsi, c’est un premier long-métrage des plus impressionnants que nous offre Pascal Plante. La finesse du scénario nous laisse l’impression que nous sommes en présence d’un cinéaste d’expérience, alors que ce n’est pas le cas sur le papier. On sent le réalisateur partout; derrière les dialogues de ses personnages, dans leurs opinions, et même parfois leurs goûts. C’est peut-être bien ce qui leur donne une forte personnalité. Plante n’a pas peur d’utiliser de longs plans-séquences, et il fait bien. Une des premières scènes du film est d’ailleurs un plan séquence de plus de huit minutes au cours duquel Théo et Mag discutent sans arrêt. Chapeau à Pascal pour son audace, et aux acteurs pour leurs prestations irréprochables. La musique est une partie très importante du film au point de vue narratif grâce au fait que sans ce type d’art, les protagonistes ne se seraient surement jamais rencontrés. Elle est aussi importante au point de vue émotionnel. Parfois, nous avons des pièces musicales qui sont présentes pour caractériser les personnages, comme la musique originale du film crée par Dominique Plante ou des chansons du groupe Against Me! À d’autres moments, c’est simplement pour invoquer des émotions, comme avec les reprises des chansons Where Did You Sleep Last Night [popularisée] par Nirvana et Sèche tes Pleurs de Daniel Bélanger. Il y a deux scènes terriblement touchantes dans le film : celles de l’énumération des noms de villes bizarres, et celle de la fin. Ces deux scènes sont venues me chercher profondément par la profondeur des dialogues et de l’authenticité de la première, et par l’émotion pure et dure de l’autre. Plante réussit donc un vrai tour de force avec Les Faux Tatouages, film dans lequel il a aussi fait le montage et le son. C’est un film dans lequel n’importe quel adolescent pourra se reconnaitre, que ce soit dans une scène ou dans une autre. Pour cela, on lui dit merci.

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J'attribue à ce film la Cote 3

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