Incendies
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Incendies

Can. 2010. Drame de Denis Villeneuve avec Lubna Azabal, Mélissa Désormeaux-Poulin, Maxim Gaudette. À la mort de leur mère, des jumeaux montréalais sont amenés à découvrir des faits troublants sur sa jeunesse dans un pays du Moyen-Orient ravagé par la guerre civile. Adaptation captivante et brillante de la pièce de Wajdi Mouawad. Drame déchirant sur l'horreur de la guerre et la force du pardon. Réalisation épurée, maîtrisée. Interprètes très justes. L. Azabal bouleversante. (sortie en salle: 17 septembre 2010)

13 ans + 13 ans +

Genre : Drame
Durée : 131 min.
Réalisation : Denis Villeneuve
Scénario :
Photographie : André Turpin
Musique : Grégoire Hetzel
Montage : Monique Dartonne
Pays : Canada (Québec)
Distributeur : Les Films Séville
Interprètes : Lubna Azabal
Mélissa Désormeaux-Poulin
Maxim Gaudette
Rémy Girard
Allen Altman
Mohamed Majd
Abdelghafour Elaaziz
Récompenses

À la mort d'une employée de bureau montréalaise, née dans un pays du Moyen-Orient ravagé par la guerre civile, sa fille entreprend de retrouver son père, qu'elle croyait mort, pendant que son fils part à la recherche d'un frère dont il ignorait l'existence.

L’avis de Mediafilm

Avec cette adaptation brillante, lyrique, éminemment cinématographique, de la pièce de Wajdi Mouawad, Denis Villeneuve (POLYTECHNIQUE) signe son meilleur film à ce jour: un drame déchirant sur l'horreur de la guerre et la force du pardon, porté par la bouleversante Lubna Azabal (EXILS) et les très justes Mélissa Désormeaux-Poulin, Maxim Gaudette et Rémy Girard.

Revue de presse

Au mauvais endroit...

Pour réussir à faire passer un tel univers, il aurait fallu s'éloigner le plus possible du réalisme dont les images et le jeu des acteurs sont empreints malgré eux. INCENDIES aurait dû être la consécration [de] (...) Villeneuve. Il confirme plutôt le souhait de le voir mettre son réel talent au service de sujets plus adaptés à son style et à sa sensibilité.

Seuls au monde

Villeneuve a osé sacrifier les mots de (...) Mouawad au profit des images (...) qui suffisent à exprimer la beauté ou l'horreur des situations. (...). Les scènes tournées en Jordanie sont d'une grande authenticité, autant en ce qui concerne la mise en scène que l'interprétation.

Family Baggage

It’s not a perfect film (...), especially when suspense is drawn out for characters to find out things the audience already knows, always a narrative misstep. And it’s never quite clear why Gaudette is so (...) resistant to his mother’s wishes. (...) These flaws are easily forgiven when stacked up against the great performances from Désormeaux-Poulin (...) and (...) Azabal.

Un Film puissant

Son film est esthétiquement beau, il y a une grande richesse tant dans le sujet que dans l'image. (...) INCENDIES est un film complexe. Et comme le dit Denis Villeneuve, pas besoin d'avoir vu la pièce pour bien digérer le film. L'histoire est étonnante, captivante, et le scénario de Denis Villeneuve nous réserve sur sa route une fin étonnament bien ficelée.

La Subtilité incandescente

(...) un des aspects les plus réussis de ce film est de ne pas sombrer dans le manichéisme candide. Et c'est parce que tout le monde a à la fois raison et tort que la finale en forme de tragédie grecque se veut un puissant manifeste humaniste plus convaincant que n'importe lequel des discours.

Real Masterwork

Azabal (...) is simply astonishing as Nawal, giving ferocity to this portrayal of a woman who won't give in to anyone. Gaudette (...) is also very good (...). But the revelation here is Desormeaux-Poulin (...). [She] (...) brings a remarkable force to this young woman who goes to hell and back to find out what made Nawal such a troubled mother.

D'une maîtrise remarquable

Denis Villeneuve fait preuve dans sa mise en scène de force subtilité. L’utilisation harmonieuse des ellipses est particulièrement remarquable (...) INCENDIES compte bien sûr quelques couacs. Le film (...) cède parfois à des dialogues plus littéraires, surlignés par un jeu emphatique (...). Malgré ces invraisemblances plus aisément admises au théâtre, (...) INCENDIES fait preuve d’une réelle cohésion, d’un équilibre cinématographique.

Aussi intense que classique

Cette oeuvre intense et néanmoins classique glisse presque sans aspérités, jongle habilement avec les tons, nous entraînant aux confins de la douleur dans des scènes hautement dramatiques, d'une violence jamais gratuite, sur les images remarquables d'André Turpin (...). Ajoutez des bruitages qui hantent et affolent. Si parfois quelques informations se répètent (...), que de beautés dans ce film-là!

Pétard mouillé

Ce qui sur les planches donnait droit à une mise en scène sensible des plus imaginatives (...) se transforme ici en un brassage visuel aussi incohérent qu'impardonnable. C'est comme si Villeneuve, voulant à tout prix éviter les pièges du théâtre filmé et de la frontalité, découpait l'action un peu au hasard, offrant inutilement différents points de vue sur l'événement.

Austerely Shot and Unevenly Paced

The result is a film not just about Lebanese history (in fact the country is not mentioned once (...)) but about memories of trauma and the way they are manipulated, fudged or buried. This is managed without crushing symbolism: in fact, the best of the Lebanese scenes have a dramatic delicacy and keen local flavour, impressive in a film made by an ‘outsider’.

Briser le cercle de la violence

INCENDIES compte plusieurs scènes très dures, par les images montrées ou la douleur évoquée. (...) INCENDIES est un film exigeant, mais nécessaire pour sa réflexion sur la haine. La foi qu'il exprime envers l'humanité en fait une oeuvre lumineuse, malgré les passages par l'horreur.

Le Feu de la haine

Le cinéaste est habilement parvenu à agencer les nombreux allers-retours entre ces deux époques et ces deux lieux afin de créer une unité narrative qui porte l'histoire tout entière. À cet égard, il faut souligner la remarquable maîtrise de l'ellipse dont il fait preuve. (...) [un] long métrage d'une rare intensité.

Oedipe en pays arabe

Le récit se présente comme un puzzle alternant le présent et la jeunesse de la mère défunte. La période contemporaine raconte avec une sobriété élégante, servie par la grâce simple et obstinée de Mélissa Désormeaux-Poulin, l'incompréhension d'une mère distante et reconstitue ce qu'elle a vécu. Mais le passé n'est pas à la hauteur du présent.

Un Film qui nous enflamme

Denis Villeneuve réussit à traduire en images fortes et incisives cet univers théâtral très dialogué de Mouawad, sans tomber dans les stéréotypes ou la caricature. Entre soleil jordanien et pluie canadienne, il a filmé une tragédie âpre, intense en émotions, sur un rythme qui ne laisse aucun répit. Du grand art.

Le Feu des origines, l'incandescence du passé

(...) Villeneuve relève le défi qui consistait à se saisir de l'univers et des mots de Mouawad. Il y affirme sa propre vision pour traduire le réel implacable, la psychologie tourmentée des personnages et la force du destin inséré dans des paysages qui en composent aussi la partition. Le jeu de ses acteurs (...) soutient, de bout en bout, l'ampleur de son ambition.

Odyssée autour de la mère morte

De la scène à l'écran, les longs monologues poétiques deviennent des moments bruts, intenses. (...) Le spectateur évolue (...) à vue, sans jamais avoir d'avance sur les jumeaux, contraint, comme eux, d'encaisser les révélations au fur et à mesure, de démêler sans cesse le vrai du faux.

Commentaires

19 août 2017, 22:30:00

Le film qui a permis à Villeneuve de se faire donner une chance aux États-Unis. Le sujet et le scénario permet ici à Villeneuve de laisser son style esthétisant pour une forme plus épuré. INCENDIE se signal aussi pour son mystère qu'il réussie à entretenir et pour la finale «punché» que le réalisateur poursuivra avec ses autres films en anglais: PRISONERS, ENEMY, ARRIVAL.

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J'attribue à ce film la Cote 3

03 octobre 2011, 18:05:40

C'est un film qui passionne à tout les niveaux, que ce soit du côté de la réalisation, des acteurs ou du scénario. Un film qui marquera à jamais le cinéma québécois

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J'attribue à ce film la Cote 2

09 septembre 2011, 13:43:29

Le choix des acteurs pour jouer les enfants (pas seulement leur origine ethnique, mais aussi leur âge) me laisse un peu perplexe. Mais sinon, excellent film.

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J'attribue à ce film la Cote 3

09 septembre 2011, 13:37:28

Denis Villeneuve est un virtuose de la mise en scène.

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J'attribue à ce film la Cote 2

09 septembre 2011, 13:32:42

Un des meilleurs films québécois de la décennie.

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J'attribue à ce film la Cote 2

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