Séraphine
1 7 3
3

Séraphine

Fr. 2008. Drame biographique de Martin Provost avec Yolande Moreau, Ulrich Tukur, Anne Bennent. En 1912 à Senlis, un marchand d'art allemand découvre que sa femme de ménage, dévote et sans éducation, possède un talent exceptionnel pour la peinture. Portrait sensible et intelligent d'une représentante encore méconnue de l'art naïf. Dénouement crève-coeur. Réalisation attentive, aux élans poétiques. Interprétation très juste. Y. Moreau littéralement habitée par son personnage. (sortie en salle: 5 décembre 2008)

Général (déconseillé aux jeunes enfants) Général (déconseillé aux jeunes enfants)

Genre : Drame biographique
Durée : 125 min.
Production : Miléna Poylo
Gilles Sacuto
Réalisation : Martin Provost
Scénario :
Photographie : Laurent Brunet
Musique : Michael Galasso
Montage : Ludo Troch
Pays : France
Belgique
Distributeur : Les Films Séville
Interprètes : Yolande Moreau
Ulrich Tukur
Anne Bennent
Geneviève Mnich
Nico Rogner
Adélaïde Leroux
Françoise Lebrun
Hélène Hardouin
Serge Larivière
Léna Breban
Récompenses

En 1912, le marchand d'art allemand Wilhelm Uhde s'installe dans le petit village français de Senlis, où il découvre les talents exceptionnels de peintre de sa femme de ménage Séraphine, une quinquagénaire dévote et sans éducation.

L’avis de Mediafilm

Dans cette évocation sensible, intelligente, et subtilement poétique du destin tragique d'une représentante encore méconnue de l'art naïf, Yolande Moreau, littéralement habitée par son personnage, livre une performance qui force l'admiration.

Revue de presse

Un Coeur simple

Entre (...) Séraphine de Senlis et l'actrice (...), c'est plus qu'une rencontre, cela tient de la fusion, cela semble une possession. À Séraphine, Yolande Moreau offre son corps, son épaisseur, ses regards sourds et ses mots bousculés, et aussi des entêtements de brute, des maladresses, des brusqueries, une violence contenue.

Les Cahots d'une vie

Martin Provost a su adapter sa mise en scène à son modèle en la faisant tour à tour humble et brûlante, distante et intime, précise comme les cadrages de son héroïne et débordante d’émotions comme elle. (...). Magnifiquement servie par (...) Yolande Moreau, Séraphine (...) renaît sous nos yeux.

L'Innocence de l'art

Le film est sobre, épuré (...), un rien trop long (...), mais tendu, humble, à l'écoute. Dénué de pathos, de sensiblerie, d'émotion facile. Tout baigné de couleurs neutres où éclatent (...) les teintes vives des toiles de Séraphine (...). Avec l'idée que, pour certains, l'art (...) est le seul salut possible.

Avec générosité et sobriété

Devant une caméra contemplative et qui prend son temps (parfois un peu trop), Yolande Moreau se glisse, avec la générosité et la sensibilité désarmantes qu'on lui connaît, dans les jupes d'un grand peintre méconnu, et rend, avec une sobriété qui fait sa force, toute la complexité d'une femme atypique.

Un Coeur simple

Avec simplicité et humilité, Martin Provost (...) évoque ce destin extraordinaire en posant entre les images l'éternelle question de la création: mouvement de l'âme ou expression de l'intelligence? Séraphine, son allure autiste, (...) sa démarche balourde y répond. Comme la foi, la création est une illumination.

Entre le génie et la folie

En harmonie avec la vie et l'oeuvre de cette femme remarquable, SÉRAPHINE se raconte en une suite fluide de minutieux tableaux aux mouvements de caméra très discrets, lesquels donnent naissance à de superbes paysages, portraits et natures mortes, tantôt baignés de lumière, tantôt sculptés d'effets d'ombre.

Divine Illumination

Dans la catégorie des films biographiques, SÉRAPHINE est (...) à classer dans le haut de la liste: quand plusieurs s’abîment dans l’imitation, le récit linéaire ou la glorification de leur sujet, le (...) long métrage de Martin Provost fait un portrait digne et touchant d’une femme hors du commun.

Commentaires

04 janvier 2015, 12:24:03

Il serait juste aujourd'hui de préciser dans le générique que le scénario est partiellement inspiré de la biographie intitulée "Séraphine de Senlis", rédigée par Alain Vircondelet. En effet, le 26 novembre 2010, le producteur et le scénariste du film ont été condamnés par le tribunal de grande instance de Paris pour avoir plagié ladite biographie. http://next.liberation.fr/cinema/2010/11/26/le-film-seraphine-condamne-pour-plagiat_696620

1 7 3

J'attribue à ce film la Cote 3

L'infolettre de Mediafilm

Pour être tenus informés des sorties de films, toutes plateformes confondues, rien de mieux que l'info-lettre de Mediafilm. Abonnez-vous. C'est gratuit!

Le film de la semaine
Cote Mediafilm () Incroyable 2, Les Les Incroyable 2
Mediafilm

É.-U. 2018. Film d'animation de Brad Bird. Classement: Général.


Le président d'une multinationale des télécommunications engage Elastigirl pour lutter contre le crime organisé. Pendant que cette dernière se couvre d'honneurs et de gloire médiatique, son mari, M. Incroyable, est confiné au rôle de père au foyer.

Vous avez besoin de IE 8+ pour visualiser cette page!