Après la foudre
1 7 3
3

Après la foudre (Wonderstruck)

É.-U. 2017. Drame de Todd Haynes avec Oakes Fegley, Millicent Simmonds, Julianne Moore. À New York, le destin d'une fillette sourde partie à la rencontre de son actrice préférée s'entremêle avec celui, 50 ans plus tard, d'un orphelin en quête de son père naturel. Adaptation raffinée du livre de Brian Selznick. Joli conte sur l'amour et la quête d'identité. Réalisation maitrisée, adoptant en parallèle deux esthétiques contrastées. Interprétation sans failles. (sortie en salle: 10 novembre 2017)

Général Général

Genre : Drame
Durée : 117 min.
Réalisation : Todd Haynes
Scénario :
Photographie : Edward Lachman
Musique : Carter Burwell
Montage : Affonso Gonçalves

Minnesota, 1977. Avant de périr dans un accident de voiture, la bibliothécaire Elaine n'a pas eu l'occasion de révéler à son fils Ben l'identité de son père. Trouvant dans un livre de la défunte un signet d'une librairie new-yorkaise, au verso duquel se trouve une note affectueuse signée par un certain Danny, le garçon de 12 ans s'empresse d'appeler au numéro indiqué. Mais en finissant de signaler en ce soir d'orage, la foudre frappe la ligne téléphonique. À son réveil à l'hôpital, Ben réalise qu'il est devenu sourd. Ce qui ne l'empêche pas de s'enfuir de l'établissement et de prendre le bus pour New York, en quête du mystérieux Danny. Cinquante ans plus tôt, Rose, une fillette sourde, fausse compagnie à son père autoritaire, qui l'élève seul dans leur vaste demeure du Queens, et part pour Manhattan, à la rencontre de son actrice préférée. Le destin de la petite fille frondeuse se retrouvera étrangement entremêlé avec celui du jeune orphelin.

L’avis de Mediafilm

Dans la veine stylisée de CAROL, également campé à New York, Todd Haynes signe une adaptation raffinée du livre de Brian Selznick, joli conte sur l'amour, l'amitié et la quête d'identité. Vrai que le dénouement ne surprendra personne. Mais ce n'est qu'un petit reproche à l'égard d'un film éminemment attachant et inventif. Maîtrisée, la mise en scène navigue avec fluidité entre l'esthétique du cinéma muet (auquel Haynes rend un hommage senti) et un traitement plus réaliste et cru, enrichi d'une reconstitution saisissante du New York sale et dangereux des années 1970. Le montage soigné établit un fascinant jeu de correspondances entre les deux époques, tandis que la partition musicale de Carter Burwell, très travaillée, constitue un personnage à part entière. Enfin, l'interprétation est sans failles. (Texte rédigé en mai 2017, dans le cadre du festival de Cannes - Sélection officielle - compétition)

Texte : Louis-Paul Rioux

Commentaires

L'infolettre de Mediafilm

Pour être tenus informés des sorties de films, toutes plateformes confondues, rien de mieux que l'info-lettre de Mediafilm. Abonnez-vous. C'est gratuit!

Le film de la semaine
Cote Mediafilm () Paradis Paradis
Mediafilm

Rus. 2016. Drame de Andrei Konchalovsky avec Julia Vysotskaya, Christian Clauss, Philippe Duquesne. Classement: Général (déconseillé aux jeunes enfants).


En 1942, dans un camp de concentration, les destins entrecroisés d'une aristocrate russe qui s'est jointe à la Résistance, d'un Français qui sympathise avec l'ennemi et d'un officier SS, héritier déchu d'une famille de la noblesse allemande.

Vous avez besoin de IE 8+ pour visualiser cette page!