28 Jours plus tard
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28 Jours plus tard (28 Days Later)

G.-B. 2002. Drame d'horreur de Danny Boyle avec Cillian Murphy, Naomie Harris, Christopher Eccleston. Quelques individus luttent pour leur survie après qu'une épidémie virale eut transformé les habitants de l'Angleterre en zombies cannibales. Réinvention habile des recettes éprouvées du genre. Climat de terreur intense et soutenu. Réalisation vigoureuse. Montage percutant. Interprétation convaincante.

16 ans + 16 ans +

Genre : Drame d'horreur
Durée : 113 min.
Réalisation : Danny Boyle
Scénario :
Photographie : Anthony Dod Mantle
Musique : John Murphy
Montage : Chris Gill
Pays : Grande-Bretagne
Distributeur : 20th Century Fox
Interprètes : Cillian Murphy
Naomie Harris
Christopher Eccleston
Megan Burns
Brendan Gleeson
Noah Huntley

Jim se réveille d'un coma dans un hôpital londonien vide et dévasté. En sortant dans la rue, le jeune homme constate que Londres est devenue une ville fantôme, les habitants semblant l'avoir désertée en catastrophe. Mais en réalité, un virus provoquant une rage meurtrière incontrôlable s'est répandu parmi la population, transformant ceux qui le contractent en zombies cannibales. Jim est lui-même pris en chasse par un groupe d'enragés, mais il leur échappe grâce à l'intervention de Selena et Mark, un couple non contaminé. Ils se joignent bientôt à Frank et sa fille Hannah, retranchés au sommet d'une tour d'habitation. De là, ils captent un message radio de l'armée émanant de Manchester. Le petit groupe prend alors le risque de s'aventurer sur la route pour tenter de rejoindre les militaires.

L’avis de Mediafilm

Après l'échec critique et commercial de THE BEACH, le réalisateur de SHALLOW GRAVE et TRAINSPOTTING est revenu en Angleterre pour y tourner ce drame d'horreur apocalyptique qui se situe à mi-chemin entre le film-catastrophe et les histoires de zombies à la George Romero. Le début du film, avec ses images d'un Londres déserté et la première attaque des enragés, s'avère particulièrement saisissant, pour ne pas dire traumatisant. Le spectateur est ainsi plongé très vite dans un climat d'angoisse intense que le réalisateur parvient assez bien à soutenir par la suite. On ne peut pas dire que l'intrigue soit particulièrement originale, mais le scénariste a su exploiter habilement les conventions du genre pour en tirer le maximum de suspense, le tout assorti d'une vision critique du pouvoir militaire et d'une mise en garde sur les risques que comporte toute transgression des lois de la nature au nom de la science. Danny Boyle a tourné son film en vidéo numérique, sans doute pour accentuer l'effet cauchemardesque irréel du récit. La lumière blafarde et le montage haché, qui joue à fond la carte des effets-chocs, contribuent beaucoup à l'efficacité de ce film susceptible de flanquer une sacrée frousse à bien des spectateurs. L'interprétation s'avère tout à fait convaincante, même si les personnages sont à peine esquissés.

Texte : Martin Girard

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