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Le Conformiste (Il Conformista)

It. 1969. Drame de moeurs de Bernardo Bertolucci avec Jean-Louis Trintignant, Stefania Sandrelli, Dominique Sanda. Un névrosé s'impose une vie conforme aux normes de la société où il vit et s'inscrit au parti fasciste. Adaptation intelligente du roman d'Alberto Moravia. Évocation d'époque riche en observations critiques. Mise en images nettement stylisée. Interprétation brillante de J.-L. Trintignant.

Général Général

Genre : Drame de moeurs
Durée : 110 min.
Réalisation : Bernardo Bertolucci
Scénario :
Photographie : Vittorio Storaro
Musique : Georges Delerue
Montage : Franco Arcalli

Traumatisé par une expérience subie dans son enfance avec un homosexuel et désireux d'échapper à l'influence de parents qu'il méprise, Marcello Clerici s'impose une vie conforme aux normes de la société où il vit. Il contracte un mariage bourgeois et, comme on est en Italie au cours des années 30, il s'inscrit au parti fasciste. Il accepte même, pendant son voyage de noces à Paris, de livrer à des tueurs un de ses anciens professeurs vivant en France. La femme de ce dernier n'échappe pas à l'assassinat, bien que Clerici se soit épris d'elle.

L’avis de Mediafilm

It. 1969. Drame de moeurs de Bernardo Bertolucci avec Jean-Louis Trintignant, Stefania Sandrelli, Dominique Sanda. Un névrosé s'impose une vie conforme aux normes de la société où il vit et s'inscrit au parti fasciste. Adaptation intelligente du roman d'Alberto Moravia. Évocation d'époque riche en observations critiques. Mise en images nettement stylisée. Interprétation brillante de J.-L. Trintignant.

Revue de presse

Les Deux conformismes

Conformisme sur le plan personnel et conformisme sur le plan politique font deux.  (...) le romancier Alberto Moravia, et après lui le cinéaste Bertolucci, ont voulu démontrer comment on transpose son conformisme (...) d'un plan à l'autre. (...) Bertolucci a réussi son film. (Texte paru en 1971)

Le Fasciste ordinaire

Bernardo Bertolucci (...) parvient, à travers un récit très romancé, d'une beauté plastique renversante, à livrer une étude passionnante sur le fascisme (...). La question que se pose Bertolucci (...) : comment devient-on fasciste? (Texte paru en 1971)

Les Âmes qui meurent

Le film montre (...) la dégradation d'un homme à travers la décadence d'une époque.  (...) Sur ce plan, (...) la maîtrise est complète (...). Il ne s'agit pas de la réussite d'ensemblier d'un Visconti assisté par Leleu, Lalique et Poiret. (Texte paru en 1971)

Être conforme

Même dans les pires moments, la beauté règne, brûlante ou macabre, mais qui lustre chaque plan d'une fièvre sourde qui témoigne chez Bertolucci d'une volonté de recherche esthétique aussi affirmée que son désir de critique sociale. (Texte paru en 1971)

La Soif de l'ordre

Cette poétisation subtile, à laquelle concourent la couleur, le jeu des ombres (...), la bande sonore (...), n'empêche pas la précision historique. À aucun moment la beauté plastique ne s'embourbe dans l'esthétisme gratuit. (Texte paru en 1971)

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