Belle et la Bête, La
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La Belle et la Bête

Fr. 1946. Drame fantastique de Jean Cocteau avec Jean Marais, Josette Day, Marcel André. Une jeune fille éprouve de la pitié, puis de l'amour, pour un monstre qui se transformera en prince charmant. Adaptation superbe du conte de Leprince de Beaumont. Remarquable richesse visuelle. Atmosphère onirique d'une beauté insolite. Interprétation stylisée.

Général Général

Genre : Drame fantastique
Durée : 92 min.
Production : André Paulvé
Réalisation : Jean Cocteau
Scénario :
Photographie : Henri Alekan
Musique : Georges Auric
Montage : Claude Ibéria
Pays : France
Interprètes : Jean Marais
Josette Day
Marcel André
Michel Auclair
Mila Parély
Nane Germon
Raoul Marco
Jean Cocteau
Récompenses

Une jeune fille éprouve de la pitié, puis de l'amour, pour un monstre qui, par la magie d'un baiser, se transformera en prince charmant.

L’avis de Mediafilm

Fr. 1946. Drame fantastique de Jean Cocteau avec Jean Marais, Josette Day, Marcel André. Une jeune fille éprouve de la pitié, puis de l'amour, pour un monstre qui se transformera en prince charmant. Adaptation superbe du conte de Leprince de Beaumont. Remarquable richesse visuelle. Atmosphère onirique d'une beauté insolite. Interprétation stylisée.

Revue de presse

Une Féerie sans fées

Josette Day (...), Cocteau l'a choisie pour le rôle de la Belle, parce qu'elle ressemble aux illustrations de Gustave Doré. Ses traits jouent les uns avec les autres: le bleu de ses yeux caresse le rose de ses joues. (...) Ses cheveux blonds s'épanouissent sur sa nuque qu'ils cachent d'une masse épaisse, comme des ratures.

(Texte paru en 1945)

Le Premier grand film d'un poète

Partout dans le film, on sent la présence de Cocteau, domptant les éléments artistiques et techniques, imposant une sobriété verbale qui n'est plus de mode mais grâce à quoi, constamment, l'image éclate de poésie.

(Texte paru en 1946)

Si Peau d'Âne m'était conté

Aucune chaleur humaine ne subsiste. Tout est long, guindé, ennuyeux. Les réussites du film (...) sont des réussites formelles. (...) le décorateur (...) et l'opérateur (...) ne pouvaient faire mieux que ce qu'ils ont fait, un livre d'images que l'on feuillette avec ravissement, mais dont on se lasse.

(Texte paru en 1946)

Rien qu'une oeuvre d'art...

(...) LA BELLE ET LA BÊTE est une oeuvre d'art, un poème plastique d'une rare perfection. La Beauté pure y est présente à chaque instant, (...) une beauté froide, cruelle, intellectuelle. (...) Jean Cocteau (...) nous plonge dans un univers magique dont l'atmosphère somptueuse et sombre nous envoûte.

(Texte paru en 1946)

À voir d'abord avec son intelligence

Les images sont splendides. Henri Alekan a voulu retrouver le style des peintures de Vermeer, des gravures de Gustave Doré. Du beau travail. Jean Marais fait une double et remarquable création cependant que la monotonie de Josette Day empêche la naissance de l'émotion.

(Texte paru en 1964)

À la recherche de la lumière

Mieux qu'un exercice de style en forme d'album somptueux, LA BELLE ET LA BÊTE est (...) un film modeste, douloureux, grave, qui cherche la lumière dans les ténèbres, l'apaisement par-delà l'angoisse, la vie derrière le simulacre de la mort.

(Texte paru en 1964)

Conte "immoral" pour enfants de l'après-guerre

Dans ce conte immoral, toutes les oppositions (beauté/laideur, (...) bien/mal) sont brouillées. Le spectateur, finissant par s'habituer à la Bête, (...) est tout à fait déçu que tout finisse dans la platitude, car le visage du Prince (...) froid, fade, (...) ne fait pas oublier la chaleur (...) érotique du mufle de la Bête.

(Texte paru en 1976)

Ouvrez la porte de l'atelier de Vermeer

C'est avec les fils du réalisme que Cocteau a tissé la toile magnifique où prendre le merveilleux au piège. Alors, l'étincelante poésie nocturne du film devient aussi naturelle que le rêve. (...) si ce film appartient d'abord (...) à l'univers de Cocteau, il est aussi, et profondément une oeuvre du génie "classique" français.

(Texte paru en 1979)

Le Retour d'Orphée

Qui croirait qu'il fut enfanté dans la douleur, ce film vieux de bientôt quarante ans, aujourd'hui inaltéré, jeune, lisse comme un galet. Si Josette Day et Jean Marais (...) donnent à la féerie tant de réalité, c'est parce qu'ils ne semblent jamais échappés d'un cerveau de poète et disent simplement ce qu'ils ont à dire.

(Texte paru en 1983)

A Beauty, a Beast

As Cocteau's Beast, Jean Marais has fangs and a wonderfully expressive fur-covered face. (...) As Belle, Josette Day looks too much a pouty 1940's star, but she doesn't diminish the film's esthetic grace. (...) BEAUTY AND THE BEAST is a haunting, original treasure.

(Texte paru en 1992)

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En 1942, dans un camp de concentration, les destins entrecroisés d'une aristocrate russe qui s'est jointe à la Résistance, d'un Français qui sympathise avec l'ennemi et d'un officier SS, héritier déchu d'une famille de la noblesse allemande.

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