Forme de l'eau, La
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La Forme de l'eau (The Shape of Water)

É.-U. 2017. Drame fantastique de Guillermo Del Toro avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins. En 1962, une employée d'entretien muette emmène incognito chez elle une créature amphibienne menacée d'être abattue par les chercheurs du laboratoire gouvernemental où elle travaille. Variation raffinée sur "La Belle et la Bête" et "Orphée". Récit fluide, universel et hors du temps. Ensemble infusé de nostalgie. Distribution impeccable. S. Hawkins épatante. (sortie en salle: 15 décembre 2017)

13 ans + 13 ans +

Genre : Drame fantastique
Durée : 123 min.
Réalisation : Guillermo Del Toro
Scénario :
Photographie : Dan Laustsen
Musique : Alexandre Desplat
Montage : Sidney Wolinsky
Pays : États-Unis
Distributeur : 20th Century Fox
Interprètes : Sally Hawkins
Michael Shannon
Richard Jenkins
Michael Stuhlbarg
Octavia Spencer
Doug Jones

1962. Eliza, muette mais pas sourde, est préposée à l'entretien de nuit dans un laboratoire gouvernemental, qui vient de prendre livraison d'une créature capturée en Amazonie, considérée comme divine par la population locale. Témoin des mauvais traitements que la bête amphibienne subit aux mains de Strickland, l'agent du gouvernement qui l'a capturée, Eliza multiplie les occasions de s'en approcher et de la nourrir. Apprenant qu'on va abattre la créature pour la disséquer, la jeune femme forme le pari fou de l'emmener chez elle incognito, avec l'aide de Giles, un artiste gay qui vit comme elle au-dessus d'une grande salle de cinéma. Leur plan maladroit est sur le point d'échouer lorsqu'interviennent sa collègue Zelda et le docteur Hoffstetler, transfuge russe en crise d'allégeance, fasciné par la bête. Complètement bluffé, Strickland met tout en oeuvre pour retrouver cette dernière.

L’avis de Mediafilm

Dans une forme resplendissante après le semi-échec de CRIMSON PEAK, le Mexicain Guillermo Del Toro livre une variation raffinée, d'une exquise sophistication, sur les contes fondateurs que sont "La Belle et la Bête" et "Orphée". Plus proche de Cocteau que de Disney, le cinéaste infuse son film de sa nostalgie du music-hall d'autrefois (qui va jusqu'à incorporer Alys Robi) et du film noir et d'espionnage, dans le contexte de la Guerre froide. Une myriade de références et de citations s'intègre organiquement dans un récit fluide, universel et hors du temps, sur les monstres qui nous entourent, les frontières idéologiques, les manifestations d'intolérance, etc. Le spectacle hautement analogique (en apparence et c'est voulu), libère une imagination qu'on n'avait pas vue aussi judicieusement employée chez Del Toro depuis LE LABYRINTHE DE PAN. Au centre d'une distribution impeccable, l'épatante Sally Hawkins (HAPPY-GO-LUCKY, BLUE JASMINE) a quelque chose d'une sublime cousine de Holly Golightly. (Texte rédigé en septembre 2017, dans le cadre du Festival international du film de Toronto)

Texte : Martin Bilodeau

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