Monsieur Lazhar
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Monsieur Lazhar

Can. 2011. Drame de Philippe Falardeau avec Fellag, Sophie Nélisse, Émilien Néron. Un Algérien en attente du statut de réfugié obtient par ruse le poste de remplaçant d'une institutrice montréalaise qui s'est pendue dans la classe de ses élèves de sixième année. Adaptation intelligente et touchante d'une pièce d'Évelyne de La Chenelière. Grand sens de l'humanisme, non dénué d'humour. Réalisation précise. Interprétation sobre et sensible. (sortie en salle: 28 octobre 2011)

Général Général

Genre : Drame
Durée : 95 min.
Réalisation : Philippe Falardeau
Scénario :
Photographie : Ronald Plante
Musique : Martin Léon
Montage : Stéphane Lafleur
Pays : Canada (Québec)
Distributeur : Les Films Séville
Interprètes : Fellag
Sophie Nélisse
Émilien Néron
Danielle Proulx
Brigitte Poupart
Jules Philip
Louis Champagne
Daniel Gadouas
Stéphane Demers
Francine Ruel
Évelyne De la Chenelière
André Robitaille
Récompenses

En attente de son statut de réfugié politique, l'Algérien Bachir Lazhar se fait passer pour un résident permanent auprès de la directrice d'une école élémentaire montréalaise, afin d'obtenir le poste de remplaçant d'une institutrice qui s'est pendue dans la classe de ses élèves de sixième année. Cachant lui-même un passé tragique, Bachir est convaincu qu'il saura aider ces enfants en détresse, particulièrement Simon, qui a découvert la pendue, et Alice, qui est l'autre seule élève à avoir été témoin de ce spectacle traumatisant. Or, tandis que la fillette réussit à faire son deuil, Simon, violent et effronté, s'enferme dans son mutisme, se sentant secrètement responsable de ce drame. Pendant ce temps, le vaillant Bachir réussit à apprivoiser sa classe, apprenant à la dure les particularités et règlements du système d'éducation québécois, sous l'oeil de certains parents suspicieux, mais également sous le regard bienveillant d'une collègue qui s'est entichée de lui.

L’avis de Mediafilm

Dans la veine de C'EST PAS MOI, JE LE JURE!, Philippe Falardeau poursuit son exploration de l'univers de l'enfance dans cette adaptation intelligente et touchante de la pièce solo "Bachir Lazhar" d'Évelyne de la Chenelière. À la différence que le récit, sur le deuil, la culpabilité, la transmission du savoir et la situation actuelle de l'éducation au Québec, emprunte ici le point de vue adulte de l'enseignant improvisé, un immigré maghrébin courageux, cultivé et dévoué qui, à l'instar de ses élèves, souffre en silence de l'absence d'êtres aimés. D'où un drame d'un grand humanisme, non dénué d'humour, dont la conclusion a le grand mérite d'être nuancée et réaliste. La mise en scène sans fioriture du réalisateur de CONGORAMA met en valeur le jeu sensible et sobre de l'humoriste Fellag, ainsi que celui des jeunes et doués Sophie Nélisse et Émilien Néron, fort bien dirigés. Danielle Proulx s'illustre également en directrice d'école compréhensive et ferme, tandis que Brigitte Poupart est attachante dans le rôle de l'institutrice énamourée du protagoniste, même si leur histoire est quelque peu abandonnée en cours de route par Falardeau.

Texte : Louis-Paul Rioux

Revue de presse

Un Maître chez nous

L'essence de l'oeuvre repose certes sur la chronique d'une mort violente et de ses dommages collatéraux, mais plus que tout, sur les (sur)vivants et leur furieuse envie d'un mot d'amour, d'une caresse. En cela, MONSIEUR LAZHAR accomplit merveilleu- sement ses devoirs.

Au revoir, les enfants

M. LAZHAR impressionne par la finesse de sa réflexion sur le deuil, l’immigration et l’enseignement tout autant que par la puissance de l’émotion qui s’en dégage [et est] remarquablement interprété par le charismatique Fellag.

Much to Love

There is much to love in this film: the confident storytelling (...); the elegant cinematography (...); Fellag’s immensely engaging lead performance and (...) the exceptionally (...) touching performances by Sophie Nélisse [and] Émilien Néron.

Puissante Finesse

Sous cette apparence de simplicité, ce long métrage naturaliste et sobre s'avère finement tricoté, laissant les émotions émaner des acteurs plutôt que d'user d'artifices pour nous les imposer. Notons d'ailleurs l'incarnation touchante et subtile de M. Lazhar par (...) Fellag.

Elle s'appelait Martine

Dans ce lien né d'une tragédie mutuelle se puise (...) l'inspiration de la vaincre, qui préserve MONSIEUR LAZHAR de sombrer dans la lourdeur tout en maintenant sa gravité: c'est ce souffle que l'on retiendra de cette rencontre, dont la sereine beauté irradie l'oeuvre.

Higher Education

It remains a surprisingly simple story in many ways and the power of the film comes from Falardeau’s decision to cut to the essence of this drama. There may be more characters than the original stage version but nothing is superfluous here.

Délicat et poignant

Falardeau construit (...) chaque plan avec méticulosité, chaque détail révélant subtilement le contexte psychologique dans lequel évoluent les protagonistes. On souligne au passage la qualité de la photographie (...) [et] du montage.

Brillant et émouvant

Filmée avec un mélange (...) de pudeur et d’intensité dramatique, [la scène d’ouverture] donne (...) le ton à ce film lumineux (...), qui aborde avec (...) délicatesse (...) des thèmes aussi sérieux que (...) l’immigration et la culpabilité.

Quietly Intelligent and Respectable

(...) Falardeau (...) demonstrates a deft touch with child performers, while mono-monikered Algerian thesp Fellag (...) turns in a dignified performance that nonetheless feels just a smidgen too safe. Supporting cast is tip-top.

Sous le signe de l'envol

Ici, la parole est reine et l'émotion, jamais tirée du côté du mélo. Tout cela sur une mise en scène délicate, des effets de caméra collés au ton réaliste (...). Ajoutez l'excellente musique de Martin Léon, qui apporte une poésie supplémentaire à un film placé sous le signe de l'envol.

Classe des maîtres

Le film atteint dès le début sa vitesse de croisière et à partir de ce moment, ne se permet plus de temps morts. La mise en scène s'accapare de l'écran et ne cesse d'exister de scène en scène, assurant une permanence narrative riche en variations.

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Le film de la semaine
Cote Mediafilm () Paradis Paradis
Mediafilm

Rus. 2016. Drame de Andrei Konchalovsky avec Julia Vysotskaya, Christian Clauss, Philippe Duquesne. Classement: Général (déconseillé aux jeunes enfants).


En 1942, dans un camp de concentration, les destins entrecroisés d'une aristocrate russe qui s'est jointe à la Résistance, d'un Français qui sympathise avec l'ennemi et d'un officier SS, héritier déchu d'une famille de la noblesse allemande.

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