Mon père est femme de ménage
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Mon père est femme de ménage

Fr. 2010. Comédie dramatique de Saphia Azzeddine avec Jérémie Duvall, François Cluzet, Nanou Garcia. Un adolescent persévère dans ses études afin de mieux gagner sa vie que son père, un employé d'entretien ménager dévoué mais peu cultivé. Adaptation inégale du roman de la réalisatrice. Scénario plutôt simpliste. Relation père-fils illustrée de façon touchante. Réalisation peu ambitieuse mais assez vivante. Interprétation attachante. (sortie en salle: 11 mai 2012)

Général Général

Genre : Comédie dramatique
Durée : 77 min.
Réalisation : Saphia Azzeddine
Scénario :
Photographie : Jean-Pierre Sauvaire
Musique : Loïc Dury
Bruno Epron Mahmoudi
Christophe Minck
Montage : Jennifer Augé

Pendant que sa mère à la santé fragile conseille sa grande soeur esthéticienne inscrite à un concours de miss personnalité, Polo, 16 ans, se prépare à repasser son examen d'entrée au lycée. À temps perdu, l'adolescent donne un coup de main à son père Michel, un employé d'entretien ménager dévoué mais peu cultivé, qui l'encourage à persévérer dans ses études. Parce qu'il se fait continuellement rappeler l'infériorité de son statut social par ses amis beur, juif, noir et rom, Polo n'ose pas déclarer sa flamme à une fille de bourgeois qu'il connaît depuis des années.

L’avis de Mediafilm

Pour ses débuts à la réalisation, l'écrivaine Saphia Azzeddine adapte son roman éponyme avec un bonheur inégal. Quelques répliques vaches font mouche et la relation père-fils est illustrée de façon assez touchante. Par contre, ce classique récit d'apprentissage pèche par simplisme, non seulement dans sa caractérisation caricaturale de la mère et de la soeur du protagoniste, mais également dans sa description quasi idéalisée des rapports de ce dernier avec ses copains issus de communautés ethniques et religieuses habituellement à couteaux tirés. En outre, la conclusion, d'une ironie frisant la méchanceté, contredit bizarrement le message d'élévation sociale jusqu'alors véhiculé par l'auteure. Sa mise en scène manque d'ambition, quoiqu'elle a su imprimer à son film un rythme assez vif, qui élimine tout temps mort. Attachant mais plutôt lisse, Jérémie Duvall (LE FILS À JO) joue un peu trop sur la même note. En revanche, François Cluzet (INTOUCHABLES) est impeccable, comme toujours.

Texte : Louis-Paul Rioux

Revue de presse

Cluzet, bon à tout faire

Saphia Azzedine réussit une vraie bonne comédie sociale, avec des personnages crédibles et touchants. Son histoire est portée par des dialogues justes, drôles et rythmés. Sa vision de la banlieue s'éloigne des clichés.

Niais

Adaptation de roman dont la médiocrité est au diapason de celle des personnages, moqués pour leur ringardise. (...) le placement publicitaire de diverses marques (...) atteint ici un sommet.

Laborieux

Long-métrage laborieux tiré du roman éponyme. (...) Clichés à la pelle.

Trop de bons sentiments

(...) [le] charme fugace [du film] repose pour l’essentiel sur la performance (...) du jeune Jérémie Duvall. Mais (...) quelle qualité reconnaître à une œuvre sympatoche unilatéralement peuplée de personnages bons et gentils?

Comédie sociale, le retour

(...) malgré une poignée de scènes convaincantes du côté des relations père-fils, [le film] sombre dans les clichés et la caricature quand il s'agit de dépeindre (...) les rêves d'échappée de ses personnages empêtrés dans la mouise.

Père courage

Le charme de cette gentille comédie sociale (...) repose essentiellement sur le grand talent de François Cluzet, ainsi que sur sa complicité avec (...) Jérémie Duvall. (...) quelques répliques font mouche (...) mais (...) la conclusion (...) est (...) bâclée.

Regard rose sur la banlieue

L’histoire est légère, la réalisation aurait dû l’être (...). Mais tant dans l’adaptation du scénario que dans l’enchaînement de certaines scènes, le film d’Azzeddine paraît ampoulé. Pourtant, on ne reste pas insensible à ces personnages.

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