Mon oncle Antoine
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Mon oncle Antoine

Can. 1971. Drame de moeurs de Claude Jutra avec Jean Duceppe, Jacques Gagnon, Olivette Thibault. Dans un village minier des Cantons de l'Est, un jeune garçon donne un coup de main au magasin général de son oncle et l'accompagne aussi dans sa fonction de croque-mort. Grande richesse d'observation. Climat de tranquille désespérance. Sens intelligent du populisme. Réalisation aux images éloquentes. Interprétation juste et pittoresque.

Général Général
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Genre : Drame de moeurs
Durée : 110 min.
Production : Marc Beaudet
Réalisation : Claude Jutra
Scénario :
Photographie : Michel Brault
Musique : Jean Cousineau
Montage : Claire Boyer
Claude Jutra

Dans un village minier des Cantons de l'Est, le jeune Benoît fait son apprentissage de la vie. Une veille de Noël, l'année de ses quinze ans, se révèle particulièrement fertile en expériences alors qu'il donne un coup de main au magasin général de son oncle Antoine. Il accompagne celui-ci, qui est aussi croque-mort du village, dans une randonnée en traîneau pour aller chercher le corps d'un enfant mort dans la journée. L'oncle s'enivre au cours du voyage, le coffre glisse du traîneau et, à son retour, Benoît surprend sa tante dans les bras du commis du magasin.

L’avis de Mediafilm

Ce bref résumé ne peut rendre justice à la richesse d'observation du film dans une variété de scènes caractéristiques de la vie dans un village isolé. L'auteur crée dès le départ un climat de tranquille désespérance et s'y maintient avec un sens intelligent du populisme. La beauté des images du paysage hivernal n'est pas recherchée pour elle-même, mais s'adapte avec éloquence au ton de l'ensemble. L'interprétation est à la fois juste et pittoresque.

Texte : Robert-Claude Bérubé

Revue de presse

La Poésie du quotidien

Le cinéma québécois ne nous avait pas habitué à autant de simplicité et de fraîcheur. Et la surprise est d'autant plus grande (...) qu'à travers la lente prise de conscience du jeune Benoît (...), c'est celle de toute une génération de Québécois que l'on retrouve. (Texte paru en 1971)

Jutra's Movie Worth the Long Wait

(...) the real strenght of the movie derives (...) from the sympathetic portraits of its characters. Because they are so plainly Quebecois they are universally appealing. (...) Because they are so well drawn they become (...) characters who will remain (...) for a long time. (Texte paru en 1971)

Le Québec, c'est "Mon oncle Antoine"

C'est une "oeuvre" (...) toute en demi- teintes (...), extrêmement attachante et authentique. (...) C'est beau, c'est frais (...), c'est juste, esthétique et artistique. (...) C'est surtout le langage, dans ce film, qui est remarquable. (Texte paru en 1971)

Une Tonne d'espoir sur le cinéma québécois

Ce film réunit toutes les qualités du bon récit, il atteint des sommets dans la beauté des images, il est d'une écriture cinémato- graphique extrêmement souple, propre, originale. (...) jamais (...) n'avons-nous pu voir un film aussi ancré dans ce qui fait la réalité d'ici. (Texte paru en 1971)

Un Monde qui bascule

Savoureuse et délicate chronique (...), MON ONCLE ANTOINE est l'une des oeuvres qui nous sont chères car elles révèlent un cinéma qui va à la rencontre de la vie même, grâce à ce mélange parfaitement réussi de documentaire et de fiction. (Texte paru en 1972)

La Vie, l'amour, la mort sont aussi du voyage

Les comédiens (...) jouent comme si aucune caméra n'était là pour les surprendre, Canadiens moyens qui vivent leur vie sans hausser le ton, prenant, tel Scapin, pour bonheur tous les malheurs qu'ils n'ont pas. (Texte paru en 1972)

Extraordinary

MY UNCLE ANTOINE is the most extraordinary movie. (...) Whatever the explanation, the effect is extraordinary. At a time when almost everything seems designed to make man feel insignificant, here is a film that is made on the human scale. (Texte paru en 1972)

Une Date dans le cinéma québécois

On passe sous silence ses défauts pour affirmer tout de suite qu'il s'agit là d'une oeuvre importante. (...) Le film de Jutra renvoie le spectateur d'ici à lui-même et à sa société, et cela sans mensonges commerciaux et à travers une histoire qui se tient. (Texte paru en 1972)

End of Innocence

There is an excess of vivid but extraneous vignettes of village life, like the Christmas sleigh ride (...). Yet in spite of its unfixed perspective, MY UNCLE ANTOINE is indelible, the best chronicle of a coming of age since Truffaut's THE 400 BLOWS. (Texte paru en 1972)

C'est bon, c'est nous autres

MON ONCLE ANTOINE est un excellent film et, même malgré quelques faiblesses dramatiques. (...) Inutile de discuter le talent de Jean Duceppe, sa création de l'oncle Antoine en est une superbe, juste et surtout, fort convaincante. (Texte paru en 1971)

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