Conte de Noël, Un
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Un Conte de Noël

Fr. 2008. Drame psychologique de Arnaud Desplechin avec Catherine Deneuve, Mathieu Amalric, Jean-Paul Roussillon. Une famille réunie pour les Fêtes doit faire face à la grave maladie de la mère, ainsi qu'au retour du cadet excentrique après cinq années de bannissement. Hommage généreux et moderne à la famille et aux films d'Ingmar Bergman. Écriture fine, spirituelle, souvent cruelle. Mise en scène virtuose, aux échappées contrôlées. Distribution de haut calibre, parfaite à tous égards. (sortie en salle: 21 novembre 2008)

Général Général

Genre : Drame psychologique
Durée : 146 min.
Production : Pascal Caucheteux
Réalisation : Arnaud Desplechin
Scénario :
Photographie : Éric Gautier
Musique : Grégoire Hetzel
Montage : Laurence Briaud
Pays : France
Distributeur : Les Films Séville
Interprètes : Catherine Deneuve
Mathieu Amalric
Jean-Paul Roussillon
Anne Consigny
Emmanuelle Devos
Melvil Poupaud
Chiara Mastroianni
Émile Berling
Laurent Capelluto
Hippolyte Girardot
Françoise Bertin
Samir Guesmi
Récompenses

Les couteaux volent bas dans la famille Vuillard réunie pour les Fêtes. D'autant que la mère, atteinte d'un lymphome rare, a besoin d'une greffe de moelle osseuse que son fils, mouton noir de la famille, hésite à lui donner.

L’avis de Mediafilm

Après son fascinant ROIS & REINE, Arnaud Desplechin se surpasse avec cet hommage moderne à la famille et aux films d'Ingmar Bergman, mis en scène avec une rare virtuosité. Les dialogues savoureux, souvent d'une grande cruauté, sont servis par des interprètes de haut calibre, au sommet de leur art.

Revue de presse

Paris-Roubaix, l'enfer de la famille

Il faut voir la caméra littéralement faire l'amour à [Chiara Mastroianni] pour saisir toute la force de ce style fait de bric et de broc, mais qui n'oublie jamais de tendre à l'essentiel. (...) la profondeur et la générosité de ce film en font (...) une oeuvre rare. Aussi évidente et mystérieuse à la fois qu'un vrai conte.

Un Pur Moment de cinéma

La multiplicité des niveaux de lecture est vertigineuse sans jamais plomber l'oeuvre. Au contraire, le récit file droit mais chacun a toute liberté de flâner. (...) nous sommes étourdis par une caméra ivre de cinéma (...) qui sert au mieux des acteurs en état de grâce. (...) un film mieux que parfait: vivant.

Des comptes de Noël

Les mouvements d'ensemble sonnent faux, car Desplechin (...) se croit obligé de faire son intéressant. Mais quand il quitte la pause, (...) c'est soufflant. (...) C'est assez surprenant de voir autant de comédiens faux tous ensemble et virtuoses dans les duos. Une étonnante saga familiale.

Terrible Tableau de famille

(...) Desplechin prend plaisir à (...) composer ce magnifique tableau de famille, se permettant toutes les digressions sans jamais nous perdre dans [ce] labyrinthe d'émotions. (...) Mathieu Amalric s'engage au coeur du dédale avec une grande dextérité physique et toujours la même fureur dans le regard.

Le Mal-aimé

Plus encore que la mise en scène souple qui tire tout le profit de la majestueuse demeure des Vuillard, c'est le scénario de Desplechin, coécrit avec (...) Bourdieu, truffé de savoureuses répliques à l'humour acidulé que se lance à la gueule la merveilleuse distribution, qui ravira l'oreille autant que l'esprit.

Il était une fois le désamour?

La relation entre la mère et le benjamin (...) est dépeinte de belle façon et fait honneur au talent d’écriture du cinéaste. (...) D’où cette absence de pathos, malgré la gravité du propos. (...) Soulignons enfin que ce film, admirablement bien conçu, (...) est aussi porté par une remarquable distribution d’ensemble.

Quelle famille!

S’amusant à faire éclater les conventions du conte et du feel good movie à l’américaine, Desplechin (...) brosse un portrait à la fois cruel et touchant de cette famille déchirée (...) campée par une distribution lumineuse. (...) Et le brillant cinéaste le fait en maniant habilement humour noir, tendresse et tragédie.

Arnaud Desplechin lâche ses démons

Expert en ruptures de ton, apartés romanesques, mises à nu des affects, (...) Desplechin orchestre une sarabande où chacun (...) arbore sa plaie. Le film oscille sans cesse entre la réplique vacharde, la joute oratoire, la vérité qui blesse et le corps meurtri - bleus plein le dos, nez qui saigne, peau qui brûle.

Entre élégance feutrée et cruauté insidieuse

Dialogue moqueur et iconoclaste qui reflète l'originalité de ce règlement de comptes, (...) qu'on pourrait qualifier (...) de «western bergmanien». Reste à savoir de quel film de Bergman ce rejeton est le plus proche: de FANNY ET ALEXANDRE, pour son côté douillet, ou de SARABAND, pour sa férocité.

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