Delicatessen
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Delicatessen


dimanche 5 juillet à 22h30 | Radio-Canada


Fr. 1991. Comédie de Jean-Pierre Jeunet, Marc Caro avec Dominique Pinon, Jean-Claude Dreyfus, Marie-Laure Dougnac. Dans une banlieue dévastée, un jeune concierge sympathise avec la fille de l'inquiétant boucher qui est propriétaire de l'immeuble. Univers insolite inspiré de la bande dessinée. Imagination fertile. Mise en images inventive. Humour noir grinçant. Comédiens pittoresques.

13 ans + 13 ans +

Genre : Comédie
Durée : 99 min.
Production : Claudie Ossard
Réalisation : Jean-Pierre Jeunet
Marc Caro
Scénario :
Photographie : Darius Khondji
Musique : Carlos D'Alessio
Montage : Hervé Schneid
Pays : France
Distributeur : Malofilm
Interprètes : Dominique Pinon
Jean-Claude Dreyfus
Marie-Laure Dougnac
Karin Viard
Rufus
Ticky Holgado
Silvie Laguna
Jacques Mathou
Jean-François Perrier
Anne-Marie Pisani
Howard Vernon
Chick Ortega
Dominique Zardi
Récompenses

Dans une banlieue dévastée vit un inquiétant boucher. La nourriture étant rare, il arrive qu'un habitant de son immeuble disparaisse mystérieusement la nuit. Curieusement, l'étal de la boucherie se trouve toujours bien garni le lendemain. Répondant à une annonce, Louison se présente chez le commerçant qui l'engage comme homme à tout faire. Julie, la jolie fille myope du coupeur de viande, sympathise avec le jeune homme, tout en essayant de le prévenir des dangers qui le guettent. Grâce à des rebelles qui vivent dans les égouts, Julie ose affronter son père lorsque ce dernier se décide à dépecer son nouvel employé.

L’avis de Mediafilm

Influencés de toute évidence par Terry Gilliam, la bande dessinée et le vidéo-clip, deux jeunes réalisateurs ont uni leurs efforts pour créer dans leur premier film un univers insolite et coloré dans lequel ils laissent libre cours à leur imagination fertile et à leurs délires visuels. Adoptant un look branché proche du style de Jean-Jacques Beineix et de Luc Besson, une mise en images inventive et perfectionniste illustre une histoire qui semble surtout servir de support à une création d'atmosphère surréaliste à la limite du fantastique, de la science-fiction et du burlesque. Un humour noir des plus grinçants parsème le film de moments franchement désopilants. Des acteurs peu connus mettent tout leur brio à incarner des personnages aussi pittoresques les uns que les autres.

Texte : Christian Depoorter

Revue de presse

Délire postnucléaire

Le film de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro est une énorme et délirante bande dessinée, rempli de magistraux gags visuels, de clins d'oeil et d'objets résolument détournés de leur usage et de leur sens. Il y a dans cette série de sketches d'une foudroyante invention une poésie neuve, une insondable folie et des tonnes de talent.

(Texte paru en 1991)

Au menu: originalité et humour noir

Le sujet est très mince, (...) mais l'idée est extrêmement originale et l'humour noir (...) fait mouche à tous les coups. Mais ce qui consolide vraiment le film, ce sont les acteurs, tous (...) formidables, (...) la superbe mise en scène (...) et l'incroyable reconstitution d'un univers qui ressemble un peu à la bande dessinée.

(Texte paru en 1991)

La Scie et le violoncelle

L'histoire s'éparpille d'un locataire à l'autre, mais son désordre n'est qu'apparent. Avec la musique de Carlos D'Alessio, elle progresse par association d'images et d'actions, parfaitement maîtrisée. (...) l'humour, la lucidité, la méchanceté rêveuse, la poésie tordue de Jeunet et Caro composent un ensemble unique, secret, irrésistiblement drôle et envoûtant.

(Texte paru en 1991)

A Cannibal Comedy

With their detached, sardonic and decidedly sick slant, Jeunet and Caro have served up a burnt-to-a-crisp feast. Darius Khondji's dim photography and the film's subterranean hues fry it withthe right down-under flavors, while Carlos D'Alessio's wondrously silly music makes the decadence palatable and adds a properly mirthly distance to the ghoulery.

(Texte paru en 1992)

Exhibitionnisme formel et gratuit

Quand au scénario, il est absolument indescriptible. Vide comme un rayon de boucherie à Moscou, il constitue surtout un prétexte aux élucubrations de Jeunet et Caro. Pas de véritable récit, des personnages foncièrement inexistants, des situations qui se suivent sans qu'on sache trop pourquoi. (...) Bref, l'emballage est sophistiqué mais la viande est rare.

(Texte paru en 1991)

Propos de...

"L'idée de la boucherie m'est venue car j'habite au-dessus d'une charcuterie. Parfois, j'entends le bruit du hachoir. Avec Caro, nous avons commencé à délirer sur cette idée, et DELICATESSEN est né. C'est un peu une histoire comme s'en raconteraient des enfants."

(Texte paru en 1991)

Épicerie fine

Toutes les scènes ont été répétées avant le tournage, réglées en prévision de tout dérapage dans un horaire particulièrement chargé. (...) Le contact entre tous les acteurs et l'équipe technique fut excellent, dans la tradition des classiques français façon Carné et avec une touche de surréalisme à la Gilliam.

(Texte paru en 1991)

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