Et au pire, on se mariera
1 7 4
4

Et au pire, on se mariera

Can. 2017. Drame de Léa Pool avec Sophie Nélisse, Jean-Simon Leduc, Karine Vanasse. En quête d'identité et d'amour, une adolescente de 14 ans, qui entretient une relation conflictuelle avec sa mère, s'éprend d'un cuisinier ayant le double de son âge. Adaptation fidèle du roman de Sophie Bienvenu. Portrait sensible d'une adolescente troublée. Réalisation satisfaisante. Interprétation inégale de S. Nélisse. (sortie en salle: 15 septembre 2017)

13 ans + 13 ans +

Genre : Drame
Durée : 91 min.
Production : Lyse Lafontaine
François Tremblay
Elisa Garbar
Réalisation : Léa Pool
Scénario :
Photographie : Denis Jutzeler
Musique : Michel Cusson
Montage : Michel Arcand

Interrogée par une policière, Aïcha relate les événements qui ont conduit à son arrestation. En quête d'identité et d'amour, l'adolescente de 14 ans entretient une relation conflictuelle avec sa mère Isabelle, à qui elle reproche, entre autres, d'avoir chassé de la maison Hakim, son beau-père algérien qu'elle adorait. Subjuguée par Baz, un jeune homme qui l'avait sauvée de l'agression d'un alcoolique dans un parc, Aïcha le file discrètement afin de découvrir où il habite. Peu à peu se développe une relation d'amitié entre la jeune rebelle et le cuisinier et musicien amateur, qui a le double de son âge. Mais quand elle en tombe amoureuse, l'adolescente réalise avec dépit qu'il ne partage pas ses sentiments...

L’avis de Mediafilm

Tout en respectant la structure du roman de Sophie Bienvenu, soit un monologue au "je" livré en huis clos, Léa Pool (LA PASSION D'AUGUSTINE) est parvenue à aérer le récit et à traduire en images cette longue confession. Et à préserver le secret d'Aïcha jusqu'au dénouement, déjouant habilement les suppositions du spectateur. Amours interdites et traumatismes d'enfance sont au coeur de ce portrait sensible d'une adolescente troublée. Le récit manque par contre de tension dramatique, d'où un suspense un peu mou. Mais la mise en scène satisfaisante - en dépit de quelques effets de style superflus -, sait se faire pudique dans les scènes les plus délicates. En outre, par sa fluidité, le montage alterne sans à-coups entre trois époques. Portant le film sur ses épaules, la volontaire Sophie Nélisse (MONSIEUR LAZHAR, ENDORPHINE, 1:54) a cependant parfois du mal à rendre toute la complexité de son personnage. En revanche, Jean-Simon Leduc et Karine Vanasse sont excellents.

Texte : Olivier Lefébure

Revue de presse

Amour, tu me tueras

L'émotion jaillit faiblement dans ce film beaucoup trop lisse, trop propre, tant pour faire sentir la détresse d'Aïcha que la dureté de son milieu. (...) on sent très peu la vulnérabilité d'Aïcha. (...) Est-ce à cause du jeu assez limité de Sophie Nélisse? (...) La jeune comédienne ne convainc pas. (...) Dans la peau de la mère d'Aïcha, (...) Karine Vanasse est convaincante et très juste.

Les Amours imaginaires

(...) le roman (...) est un monologue à la première personne où la jeune narratrice brouille malicieusement les pistes entre la vérité et le mensonge, entre la réalité et le fantasme. Sur ce point, Léa Pool et Sophie Bienvenu ont réussi à préserver l’essence du roman. (...) Alors que Karine Vanasse et Jean-Simon Leduc jouent impeccablement leur partition, Sophie Nélisse peine à convaincre dans le rôle complexe d’Aïcha.

Léa Pool Probes Love's Grey Zones

Nélisse inhabits the role of Aïcha, who roller-skates around town, acting like a kid one minute and a precocious teen the next. And while her dramatic range allowed the actress to probe the depths of the film’s harsher moments, it was Nélisse’s guilelessness that won Pool over.

Regards féminins éloquents

(...) Sophie Nélisse (...) porte littéralement le film sur ses épaules. Entre les séances d’interrogatoire (...) [et] les prises de becs avec sa mère, son interprétation oscille entre naïveté, vulnérabilité et force de caractère, rendant les scènes particulièrement émotives. Dans le rôle de la mère, (...) Karine Vanasse (...) prouve une fois de plus sa force d’interprétation.

Une Déception

(...) le scénario joue sur les différences entre la vérité et les mensonges que raconte Aïcha. Une proposition qui aurait pu s’avérer intéressante... Mais le récit devient rapidement banal et prévisible, alourdi par une mise en scène parfois trop appuyée. Présente dans pratiquement toutes les scènes, la jeune Sophie Nélisse aurait normalement dû porter le film sur ses épaules. Sauf qu’on a du mal à croire à son personnage.

Commentaires

L'infolettre de Mediafilm

Pour être tenus informés des sorties de films, toutes plateformes confondues, rien de mieux que l'info-lettre de Mediafilm. Abonnez-vous. C'est gratuit!

Le film de la semaine
Cote Mediafilm () Incroyable 2, Les Les Incroyable 2
Mediafilm

É.-U. 2018. Film d'animation de Brad Bird. Classement: Général.


Le président d'une multinationale des télécommunications engage Elastigirl pour lutter contre le crime organisé. Pendant que cette dernière se couvre d'honneurs et de gloire médiatique, son mari, M. Incroyable, est confiné au rôle de père au foyer.

Vous avez besoin de IE 8+ pour visualiser cette page!