Affamés, Les
1 7 3
3

Les Affamés

Can. 2017. Drame d'horreur de Robin Aubert avec Marc-André Grondin, Monia Chokri, Micheline Lanctôt. Dans une région rurale isolée du monde, les parcours croisés de divers individus pris en chasse par des morts-vivants. Film de genre radical et personnel. Climat d'angoisse et d'horreur bien forgé. Approche minimaliste maximisant ses effets. Distribution de haut vol bien dirigée. (sortie en salle: 20 octobre 2017)

13 ans + (violence, horreur) 13 ans + (violence, horreur)

Genre : Drame d'horreur
Durée : 96 min.
Production : Stéphanie Morissette
Réalisation : Robin Aubert
Scénario :
Photographie : Steeve Desrosiers
Musique : Pierre-Philippe Côté
Montage : Robin Aubert
Francis Cloutier

À bord d'un pick-up, Bonin et Vézina arpentent les routes de campagne, fusil à la main. Leur gibier: des morts-vivants qui attaquent pour les mordre les survivants de l'épidémie qui s'est abattue sur leur région. Les deux hommes ne sont pas seuls. Céline, à bord de son véhicule utilitaire, venge la mort de sa famille en attirant vers elle des zombies qu'elle abat à coups de machettes. Plus loin dans les bois, un vieil homme et un garçon fuient la menace. Dans une maison de campagne à proximité, deux dames âgées attendent elles aussi que s'achève le parcours migratoire des morts-vivants, qui a coupé leur région du reste du monde. Après la mort de Vézina, Bonin prend sous son aile une fillette et une jeune femme en fuite qui dit avoir été mordue par un chien. Au fil des heures, les chemins de tous ces individus vont converger.

L’avis de Mediafilm

À sa manière radicale et sans compromis, Robin Aubert (À L'ORIGINE D'UN CRI, TUKTUQ) signe un second film de genre, dix ans après SAINT-MARTYRS-DES-DAMNÉS. L'intrigue minimaliste rappelle THE BIRDS, par sa violence arbitraire et son "absence" de résolution. Et plus particulièrement la nouvelle de Daphné Du Maurier dont le classique d'Alfred Hitchcock était tiré. Dans la manière cependant, tout diffère. Aubert fait ici le pari de la création d'un climat d'angoisse et d'horreur reposant sur le hors-champ et le non-dit. La bande sonore sophistiquée et la musique fusionnent sans couture audible. Pareil pour la direction artistique d'André-Line Beauparlant, qui trouve sa source dans l'imagination rebelle du cinéaste. Mais où commence l'une, où finit l'autre, se demande-t-on devant ces bûchers fulgurants érigés en pleins champs, qui embrouillent joyeusement la lecture de ce 28 DAYS LATER des Bois-Francs. La distribution de haut vol joue sans fausse note. (Texte rédigé en septembre 2017, dans le cadre du Festival international du film de Toronto)

Texte : Martin Bilodeau

Commentaires

L'infolettre de Mediafilm

Pour être tenus informés des sorties de films, toutes plateformes confondues, rien de mieux que l'info-lettre de Mediafilm. Abonnez-vous. C'est gratuit!

Le film de la semaine
Cote Mediafilm () Paradis Paradis
Mediafilm

Rus. 2016. Drame de Andrei Konchalovsky avec Julia Vysotskaya, Christian Clauss, Philippe Duquesne. Classement: Général (déconseillé aux jeunes enfants).


En 1942, dans un camp de concentration, les destins entrecroisés d'une aristocrate russe qui s'est jointe à la Résistance, d'un Français qui sympathise avec l'ennemi et d'un officier SS, héritier déchu d'une famille de la noblesse allemande.

Vous avez besoin de IE 8+ pour visualiser cette page!