Merveilleux
1 7 4
4

Merveilleux (Wonder)

É.-U. 2017. Drame de Stephen Chbosky avec Jacob Tremblay, Julia Roberts, Owen Wilson. Éduqué à la maison jusqu'à l'âge de 9 ans, un garçon, défiguré en raison d'une malformation congénitale, doit entrer à l'école et affronter le regard des autres enfants. Approche empathique du thème du rejet social. Structure narrative originale reposant sur des points de vue multiples. Quelques excès de sentimentalisme. Réalisation sensible. Attachant J. Tremblay. (sortie en salle: 17 novembre 2017)

Général Général

Genre : Drame
Durée : 113 min.
Réalisation : Stephen Chbosky
Scénario :
Photographie : Don Burgess
Musique : Marcelo Zarvos
Montage : Mark Livolsi

En raison d'une malformation congénitale, August "Auggie" Pullman a subi depuis sa naissance 27 opérations à la tête, qui l'ont laissé défiguré. Éduqué à la maison par sa mère, choyé par son père et adoré par sa soeur aînée, le gamin s'est développé normalement dans un environnement protégé. Mais à dix ans, Auggie doit entrer à l'école et affronter pour la première fois le regard des autres enfants. Au Beecher Prep School de Brooklyn, les premières semaines sont en effet difficiles pour le petit handicapé. Mais sa soif d'apprendre et ses bons résultats lui attirent la sympathie de Jack, un garçon gentil qui hésite toutefois à s'afficher avec lui, par crainte d'être jugé par ses autres copains. Le jour de l'Halloween, un événement vient compromettre l'amitié entre les deux garçons.

L’avis de Mediafilm

Les visages déformés, meurtris ou enlaidis sont en général l'apanage des films d'horreur. À l'exception de THE ELEPHANT MAN de David Lynch et MASK de Peter Bogdanovich, qui abordaient avec réalisme et respect le difficile rejet social vécu par les personnes défigurées. Bien qu'appartenant à cette dernière catégorie, WONDER se veut plus attendrissant. Reprenant le regard empathique qu'il portait sur les adolescents de son précédent THE PERKS OF BEING A WALLFLOWER, Stephen Chbosky prend le temps de camper la dynamique familiale afin de nous habituer au visage légèrement boursouflé du protagoniste, pour ensuite varier les points de vue sur la façon de percevoir l'état particulier de ce dernier. Un parti pris narratif original et un traitement sensible, qui n'évite toutefois pas toujours les pièges du sentimentalisme. Sous un maquillage qui contraint son expression, Jacob Tremblay (ROOM) est fort attachant, grâce à ses yeux pétillants et son jeu d'une puissante intériorité. Ses partenaires sont tout aussi convaincants.

Texte : André Caron

Commentaires

L'infolettre de Mediafilm

Pour être tenus informés des sorties de films, toutes plateformes confondues, rien de mieux que l'info-lettre de Mediafilm. Abonnez-vous. C'est gratuit!

Le film de la semaine
Cote Mediafilm () Paradis Paradis
Mediafilm

Rus. 2016. Drame de Andrei Konchalovsky avec Julia Vysotskaya, Christian Clauss, Philippe Duquesne. Classement: Général (déconseillé aux jeunes enfants).


En 1942, dans un camp de concentration, les destins entrecroisés d'une aristocrate russe qui s'est jointe à la Résistance, d'un Français qui sympathise avec l'ennemi et d'un officier SS, héritier déchu d'une famille de la noblesse allemande.

Vous avez besoin de IE 8+ pour visualiser cette page!